Dans la prison du consumérisme

prison-consumerisme

Aux Etats-Unis, San Diego, il existe un centre commercial qui était une prison à l’époque. Restauré, redécoré, il est difficile d’imaginer qu’il accueillait un temps des centaines de prisonniers.

Certains diront que c’est un type de prison nouvelle maintenant: une incarcération volontaire, choisie, disciplinaire; dessinée par les murs invisibles de la consommation.

Cela pourrait sembler une hyperbole, mais c’est une analogie acceptable. Après tout, la consommation en elle-même n’est pas le problème: la consommation compulsive l’est.

On s’est piégé nous-même dans un schéma de pensée où l’on s’est dit que le consumérisme allait nous rendre plus heureux.

Qu’acheter de la merde dont nous n’avons pas besoin nous permettra de nous accomplir, par n’importe quel miracle.

On est bons pour se mentir à nous-même: on a mis des murs jolis à notre prison moderne. Murs que l’on a construit nous-même.

Nous avons rendus nos cellules confortables. On est terrifiés de les quitter.

Mais une cellule de prison avec vue sur mer reste une cellule de prison.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *