On ne peut pas régler le problème par le problème

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Notre économie est cassée. Ce n’est pas difficile à comprendre quand on s’intéresse un peu à l’environnement dans lequel on évolue.

La croissance est un indicateur global qui permet d’estimer chaque année la bonne santé d’un pays. En France, il est proche de zéro. Cela veut dire que l’on tourne au ralenti et que l’on n’évolue plus vraiment.

Le problème est que nous tentons de régler le problème par le problème.

On essaie de stimuler une économie qui est déjà trop stimulée. Cela revient à donner une bouteille de Jack Daniel’s à un mec bourré dans la rue à 10h du matin.

L’économie n’est pas le problème en soit, et le capitalisme n’est pas réellement mort.

En vrai, NOUS sommes le problème.

Nous sommes devenus voraces et indulgents, et par conséquent, nous sommes moins heureux que jamais.

Les taux de suicide sont à un niveau record dans le monde occidental. La dette personnelle est à un niveau record. Le stress global, l’anxiété et le mécontentement individuel n’ont pas été aussi haut depuis très longtemps.

Depuis des décennies, on se dit que l’on peut acheter le bonheur en consommant. On a construit une économie basée sur l’accumulation de biens. Et maintenant, on commence à se réveiller, tout doucement. C’est le lendemain de fête difficile. On commence à sentir que l’on a très mal au crâne. On se lève, on se regarde dans le miroir, et on prend conscience de la situation. Et on se demande comment faire disparaître ce mal de crâne insupportable.

Non, cette bouteille de Jack Daniel’s qui trône sur la table du salon n’est pas la solution.

Vous le savez, vous ne l’avez d’ailleurs jamais envisagé. Alors pourquoi nos gouvernements qui s’enchaînent les uns après les autres, eux, l’envisagent?

Stimuler davantage l’économie ne règlera rien. Changer la façon dont on vit, ca oui, ca aura un impact. La façon dont nous consommons, dont nous prenons nos décisions. Cela prendra du temps et demandera un effort de chacun, mais si nous sommes assez nombreux, alors nous pouvons régler le problème global en réglant nos propres problèmes individuels.

Non, je ne demande pas à tout le monde de devenir minimaliste. Mais si l’on base nos vies sur celle du francais moyen, alors on a pour certitude de ne pas être heureux, puisque le francais moyen n’est pas heureux.

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