Pensées minimalistes à propos de l’argent

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Je ne pense plus à l’argent de la même façon que j’y étais habitué auparavant.

Je me disais que l’argent était plus important que tout le reste dans la vie. L’argent me semblait indispensable.

Alors j’ai sacrifié beaucoup pour faire de l’argent, puis j’ai sacrifié plus pour gagner plus.

J’ai travaillé des heures et des heures, abîmant ma santé, me coupant des gens avec qui j’étais proche, sacrifiant tout ce qui était important à la poursuite du prochain euro. Plus je sacrifiais, et plus l’argent devenait important.

J’ai donc fait de l’argent. J’ai travaillé dans le marketing et la publicité, et j’ai gagné beaucoup d’argent. Que je dépensais automatiquement.

Et c’était une source importance de mécontentement dans ma vie, ce qui a hanté ma vingtaine.

J’ai commencé quand j’étais étudiant, sur Internet. J’ai commencé à gagner pas mal pour un étudiant, et alors j’écoulais tout en soirées, vêtements et tout le reste. Puis j’ai eu mon premier job, où je gagnais moins que quand j’étais étudiant. J’ai alors conservé mes projets parallèles pour faire plus d’argent. Du coup, j’accumulais 2 boulots: je travaillais jour et nuit. Le jour pour me faire une expérience valorisante sur le marché du travail, la nuit pour gagner plus.

Puis je suis allé à Paris, où j’ai commencé à réellement bien gagner. Puis je me suis fourvoyé dans la vie parisienne. Dans les nuits parisiennes surtout. Je pensais vivre la belle vie, celle qui donne envie.

Puis le petit matin, je rentrais chez moi, je m’allongeais, et il ne restait que le vide.

Appelez-moi stupide, pas de problème. Vous devriez même, je l’étais, stupide. Je n’étais pas stupide parce que je dépensais tout mon argent, je l’étais car je donnais toute l’importance à l’argent. Je lui accordais une valeur hors de propos.

Je travaillais avec des gens avec qui je ne partageais pas les mêmes idées, et mettais mes propres valeurs et ma propre éducation de côté, car « le système marche comme cela », « il faut en profiter ». Je me définissais comme un opportuniste qui savait se souvenir d’où il vient.

Mais un jour, on devient ce que l’on est au quotidien. Et je détestais celui que j’étais devenu.  

Je sacrifiais ma propre liberté au nom de l’argent.

Cela a changé quand j’ai commencé à lui accorder moins d’importance. J’ai quitté mon boulot, me suis sécurisé un revenu grâce à mes compétences professionnelles. Je pouvais payer mon loyer, mes besoins primaires, et ce dont j’avais vraiment envie.

Je me suis mis à changer, selon mon entourage. Moi, j’étais tout simplement plus heureux. Plus libre.

Maintenant, avant chaque achat, je me pose la question: ce café à 3,50€ vaut-il ma liberté? Et cette chemise à 180€? Et cette montre à 2’000€?

Cela m’a permis de donner davantage de crédit à ma liberté d’esprit. J’ai alors fait un tri matériel immense.

 

Ne pensez-vous pas qu’il serait bon que vous commenciez à vous poser la question?

 

2 Comments

  • KAE dit :

    c’était donc des périodes de ta vie où tu recherchais une gratification immédiate, la quête du plaisir instantané… argent (beaucoup) ou pas, il y a des gens qui sont scotchés à cette quête toute leur vie, peu importe leur « aisance » financière ou matérielle…certains ne se poseront pas même la question de savoir s’ils sont heureux ainsi ou pas…d’ailleurs je me demande si cette question n’est pas une question de « nantis »: « suis-je heureux? comment atteindre le bonheur? » (non je ne me le demande pas en fait, il y a bien trop de gens sur notre planète qui ne bénéficient pas du luxe de se la poser!)

    • leminimalisme dit :

      Exactement. Les gens issus des pays plus pauvres sont certainement plus heureux que nous au sens propre du terme, malgré les conditions dans lesquelles elles vivent… Car elles savent apprécier et se satisfaire de ce que la vie a à leur offrir.
      On vit dans des cocons qui nous détruisent malheureusement 🙁

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